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	<title>le Bananier bleu&#187; Focus</title>
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	<description>Toute l'actualité du jazz en Guadeloupe...</description>
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		<title>Stanley Clarke au Centre Des Arts, ou l’inexorable montée du son</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2008 00:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Joséphine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ut musica poesis]]></category>
		<category><![CDATA[gigs]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un peu à la bourre, j’arrive juste à temps pour trouver la dernière place libre d’un Centre des Arts archi comble. Pendant que je me cale dans mon fauteuil, quelques regards jetés à droite et à gauche me permettent de constater qu’un bon nombre d’instrumentistes locaux avait fait le déplacement (50 euros la place [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n peu à la bourre, j’arrive juste à temps pour trouver la dernière place libre d’un Centre des Arts archi comble. Pendant que je me cale dans mon fauteuil, quelques regards jetés à droite et à gauche me permettent de constater qu’un bon nombre d’instrumentistes locaux avait fait le déplacement (50 euros la place tout de même).<br />
<span class="apparent">D</span>ans le brouhaha feutré les minutes s’égrènent, interminables. Et le public commence à manifester son impatience par des salves d’applaudissements spontanés. Réponse du berger à la bergère : les basses du maître sont amenées sur scène. Une contrebasse et la légendaire basse tenor, qui sont toutes deux accordées minutieusement et donc forcément assez lentement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>uelques minutes plus tard les musiciens arrivent sur scène sous les applaudissements et le soulagement non feint du public. Mr Stanley Clarke accompagné de ses  “babies”, comme il se plaît à nommer ces jeunots dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 23 ans, apparait avec sa non moins légendaire raie sur les trois quarts droits du crâne.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e concert, ou plutôt le show débute, de façon tonitruante par un premier morceau où le bassiste s’illustre par le jeu si spectaculaire qui a fait et qui fait encore sa renommée. Solo également remarqué du batteur littéralement endiablé, qui sera d’ailleurs à lui tout seul, et par la force des choses, l’attraction du concert.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>n effet au deuxième morceau, lorsque son tour arrive de devoir s’illustrer, il fait preuve d’une telle hargne et d’un tel enthousiasme (je peux vous dire que les feuilles, les toms et la grosse caisse ont passé  une rude soirée), qu’il termine son solo en s’éjectant de son siège, et en sautant sur toute la scène, comme si il voulait se débarrasser de l’énergie du jeu qui l’habitait.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span>près les frasques du batteur, le préposé aux claviers entre dans l’arène, et de fort belle façon. Originaire d’Israël, il développe un jeu dans lequel les tensions harmoniques sont amenées très subtilement, le tout orchestré comme un énorme crescendo.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e violoniste (originaire de Brooklyn, New York, et peut-être celui dont le jeu renferme le plus de musicalité), n’est pas en reste non plus. Tenant son violon comme une guitare, il nous gratifie d’un magnifique chorus en pizzicati avec un énorme groove !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S’</span>enchaînent différentes compositions, dont une interprétée à la contrebasse et intitulée “Song For John”. Sur ce morceau le pianiste semble visiblement avoir un peu de mal avec le rythme, mais pas le batteur qui, cette fois-ci, “balance” littéralement son siège dans le fond de la scène à la fin de son chorus !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e concert se termine par l’incontournable “Schooldays” qui donne lieu à une série de duos rythmiques basse/batterie de toute beauté. Mises en place, montées en intensités éblouissantes, et une réelle connivence entre les deux musiciens, mais qui tient un peu trop ostensiblement les autres à l’écart. Pendant l’inévitable, (et interminable) nouveau chorus du batteur, une seule question venait aux esprits :”Que va t-il bien pouvoir balancer cette fois-ci?”</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span>près un rappel qui ne tarda pas à faire revenir les musiciens, le quatuor entame un blues sur lequel le violoniste, qui finalement n’aura pas beaucoup joué, délivre un magnifique chorus dont les accents se rapprochent presque de la voix humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C’</span>est par un énième duo rythmique basse/batterie que le concert se termine cette fois-ci pour de bon, applaudi par un  public visiblement enchanté.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>t en effet, les amoureux de la démonstration et du show spectaculaire à  l’américaine en ont eu pour leur argent!<br />
<span class="apparent">Q</span>ue faut-il retenir de ce concert?</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D’</span>abord un niveau sonore à l’intérieur de la salle beaucoup trop fort (les sièges en tremblaient) ; qui a énormément nuit au confort d’écoute. Ensuite on peut regretter un manifeste appauvrissement du jeu du bassiste qui se résume à des développements harmoniques sans réelle prises de risques et se résolvant par  des ostinatos répétés qui ont souvent du mal à tenir le tempo. Heureusement que le “son”  et les breaks d’ensemble étaient là pour donner de la crédibilité à l’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n concert donc, qui ne restera sans doute pas dans les mémoires comme un grand moment d’émotion, mais assurément comme un vivant spectacle populaire.</p>

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		<title>Brother Jacques&#8230; un dilemne</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2007 19:47:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Doué          et intelligent : est-ce que ça va de pair avec intégrité          artistique ? La route est périlleuse ! En Gwada nous n’avons          pas encore la lucidité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>oué          et intelligent : est-ce que ça va de pair avec intégrité          artistique ? La route est périlleuse ! En Gwada nous n’avons          pas encore la lucidité alliée à la parfaite expertise          pour juger d’une œuvre musicale relevant d’une volonté          définie d’ouvrir à une modernité via un héritage          folklorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">V</span>enir du jazz le plus élaboré          et le plus au goût du jour et vouloir aller en noces avec le gwoka          le plus originel est une tentative qui ne peut être menée          à bien par un simple exercice individuel. Les musiques afro-américaines          dont les branches couvrent plusieurs pays se sont déployées          de façons diverses. Les accents les plus riches issus de la rencontre          de la musique tant européenne qu’africaine peuvent donner          en ces lieux un chant dit national ou original (voir le gwoka moderne          de Gérard Lockel).</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>e nos jours les essais musicaux de la          branche brésilienne, ou bien de la cubaine, avec celle des Etats-Unis          plus clairement jazz, ont été menés à bien          car plusieurs facteurs se sont conjugués : l’humain, le géographique,          l’historique, l’économique et l’esthétique.          Vouloir en faire de même avec le gwoka relève de l’impossible          car pour ce qui est de l’humain, de qui parlons nous : d’une          population restreinte, de même pour la géographie, un territoire          limité, ainsi que pour l’histoire très différente,          où là peut-être un brin et c’est discutable.          Quant à l’économique, ne rêvons pas, il n’y          a pas de fondement si ce n’est celui de Universal en quête          de marché.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>renons exemple sur les cubains qui ont          pu faire dire au mambo sa vertu jazz en lui extirpant son accent congo.          Quand au gwoka qui n’appartient à aucun culte il va falloir          lui en inventer un, mais avec quels fidèles ? Nos religieux sont          dans les sectes évangélistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>’album « Sone Ka la »          ne sonne que le jazz, et l’un des plus beaux jazz ; c’est          cette voie que Brother Jacques devrait emprunter car nous le savons par          maints exemples, la grandeur du jazz c’est sa dimension flexible          qui se donne à tous, partout et ailleurs. Le gwoka pour l’instant          c’est encore notre petit tout, qui veut beaucoup mais peut peu,          à l’image de Gwada.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>es sirènes s’efforceront          de nous faire croire le contraire mais seuls les faibles d’esprit          et de culture se laisseront prendre à cette carte universelle (Universal),          qui se joue selon un plan marketing propre, évalué au chiffre.          Les ventes devraient suivre pour cet album, puisque les esprits, selon          la vision de Patrick Le Lay, ont été formatés pour          faire au produit une place de choix dans vos discothèques, mais          après cette sortie si claironnée à la limite du rejet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>u’en sera-t-il de cet album, le          réentendra t’on ?<br />
Les morceaux les plus jazz qu’il comporte… Oui ! Les autres          seront dans l’oubli et à la trappe car ils sont en surface          alors qu’ils voulaient être immortels.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">B</span>rother Jacques, there you failed, and          your friends in the States such as Stephanie McKay, are going a deeper          way in their own culture, for which they have great respect, in works          with Carl Hancock Rux for example in his albums. Check them out and go          their way in a definition where folklore belongs to an absurd past and          does not mean anything anymore when the present and the future are at          stake and so necessary in a search for a new formula.</p>

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		<title>Henri se retire de la scène musicale avec un album intitulé &#171;&#160;Révérence&#160;&#187;</title>
		<link>http://bananierbleu.com/1422/henri-se-retire-de-la-scene-musicale-avec-un-album-intitule-reverence/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Oct 2006 19:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il faut savoir partir : Monsieur Henri nous dit adieu avec l’élégance musicale qui convient à sa carrière dont le parcours est Paris/Brésil/USA. Pour un guyanais teinté de guadeloupéen, il sort du lot grâce à une qualité majeure pour un artiste : la flexibilité joviale, qui est le divin « masko ».</p>
<p style="text-align: justify;">Clown [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il faut savoir partir : Monsieur Henri nous dit adieu avec l’élégance musicale qui convient à sa carrière dont le parcours est Paris/Brésil/USA. Pour un guyanais teinté de guadeloupéen, il sort du lot grâce à une qualité majeure pour un artiste : la flexibilité joviale, qui est le divin « masko ».</p>
<p style="text-align: justify;">Clown génial à l’égal de Louis Armstrong ou Cab Calloway, il a toujours donné sur scène une couleur saltimbanque à sa prestation, qui tient du bois et du sable. Une certaine pudeur insolente !</p>
<p style="text-align: justify;">Homme du rire, au service de notre rire, qui se déclenche par instinct de communication conviviale, Henri Salvador s’est toujours prêté avec humilité à cet état ou exercice qui nous permettait de le suivre avec un sentiment de complicité douteuse à son endroit, devinant sa ruse.</p>
<p style="text-align: justify;">Chanteur pour qui la voix est une clef de Sésame vers notre cœur et pour notre plaisir, il se range dans les jardins d’hiver de Frank Sinatra et de Nat King Cole.</p>
<p style="text-align: justify;">Modeste, il se laisse dire avec humour que la bossa nova vient de l’écoute par Antonio Carlos Jobim de sa chanson « dans mon île ». Et là on comprend mieux la corde brésilienne via Cayenne, de son arc musical.</p>
<p style="text-align: justify;">Troubadour de charme, de sucre, comme tous les plus fameux chanteurs latino-américains, il distille le miel qui ravit les femmes et encore plus quand il se fait jazz ou blues comme les plus grands des showmen afro-américains. Un monument au centre de ce triangle d’or musical Brésil/Paris/New-York qui s’impose aux oreilles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec humour son, peut-être, ultime album s’intitule « Révérence » de quoi la tirer en douce, au son de son rire désopilant et hilarant nous laissant désarmé. Enregistré à Rio par une bande de musiciens brésiliens sous la direction musicale du fameux et superbe arrangeur Jaques Morelembaum, violoncelliste hors-pair, c’est un voyage puisant dans sa riche vie musicale : une sorte de cocktail plein de couleurs où tous les jalons de son parcours du triangle sont en place. Une œuvre testament pour un homme pour qui le plaisir de vivre est dans le plaisir de jouer et de chanter.</p>
<p style="text-align: justify;">Caraïbe par sa mère, il est en fait un amérindien, dont l’âme se laisse deviner parfois dans la douceur de ses chants nostalgiques d’un bonheur perdu ou disparu. C’est souvent une confession douce-amère effacée avec pudeur par un rire rabelaisien ou un rictus de gène timide. Souvent aussi une tristesse suintant le malheur asséné à cette Amérique dépecée et morcelée, ici aux Antilles, en Guyane et surtout au Brésil .Il transcendera son infortune ontologique par le charme conquérant de son talent dans les années 40 avec Ray Ventura en visite au Brésil réduisant à néant toute considération agressive. Des classes faites et réussies en face d’un public peu sensible à l’époque aux prestations d’un artiste de couleur. A Rio, oui, ce qui pourrait sembler étonnant, mais il en relève de notre ignorance d’un Brésil très affecté par les problèmes de couleur en fait des versions sociales non résolues encore à ce jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cet ultime album il fait appel à deux vaillants chanteurs brésiliens, Caetano Veloso et Gilberto Gil ; il nous offre deux pierres précieuses avec ces rebelles aujourd’hui reconnus et honorés par cette société en formation du régime de Lula attaché à l’émergence du Tout Brésil. Lula le décorera de l’ordre du mérite brésilien en 2005.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une touche sensible de notre crooner qui sans en avoir l’air nous fait voir l’essentiel se cachant sous le masque de ce que nous désignons arbitrairement sous l’appellation : musique de variété. Il faudra bien un jour décrypter les messages cachés et subtils de tous ces chanteurs ou plutôt griots du monde musical afro-américains. Là vivent et s’expriment ces poètes qui disent fort et bien ce monde ignoré et méprisé, héritage de la conquête coloniale. Pas un seul pays américain qui n’ait eu son âme détruite par une culture européenne dominante, fascisante et se voulant fascinante.</p>
<p style="text-align: justify;">Henri et bien d’autres, des milliers, pourvoient à ce que ces cultures à travers leurs expressions musicales se fassent entendre et témoignent suavement ou violemment du génocide culturel. De par l’histoire que nous partageons et qui nous a fragmentés en nous teintant d’un occidentalisme généreux qui nous donne aussi curieusement l’épée pour ouvrir le crane et y mettre en retour l’essentiel de l’humain : la considération de l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur Salvador en se voulant brésilien chasse tous ces miasmes dégradants de nos esprits et de nos cœurs car en se découvrant ainsi il offre à tous la joie et le plaisir. Conquérir le conquérant et l’élever c’est là le plaisir suprême du conquis (Les armes de conquête étant inégales).</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis aux chagrins qui le trouveraient trop français, pas assez américain, un peu trop brésilien et pas du tout antillais, on pourrait répondre qu’il n’a fait que suivre les principes du manifeste culturel cannibale décliné en 1924 par le brésilien Oswaldo de Andrade, préconisant de dévorer tout ce qui est autre afin de faire naître un soi-même original. C’est tout le Brésil. Philosophie qui donnera le tropicalisme porté haut et fort contre la dictature militaire par Caetano Veloso et Gilberto Gil dans les années 70 et qui amènera par une action culturelle de conscience toute une génération de jeunes artistes à occuper les lieux de communication et à permettre l’arrivée au pouvoir de Lula ,le vrai Brésil ,quoi, dont Gilberto Gil est le ministre de la culture.</p>
<p style="text-align: justify;">Salvador a quelque part procédé de la sorte de par sa guyanité, absorbant tout dans le triangle et en rendant un autre tout à nous tous et se déclarant sud-américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci Henri, à bientôt.</p>

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		<title>Bien sur en jazz ou en autre musique les tièdes ont tort</title>
		<link>http://bananierbleu.com/1427/bien-sur-en-jazz-ou-en-autre-musique-les-tiedes-ont-tort/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Sep 2006 19:49:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A l’écoute du Miles Davis des années 70 ou du Coltrane          de ces mêmes années, du Dizzy Gillespie des années          40, du Parker des mêmes années et du Louis Armstrong des      [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span> l’écoute du Miles Davis des années 70 ou du Coltrane          de ces mêmes années, du Dizzy Gillespie des années          40, du Parker des mêmes années et du Louis Armstrong des          années 20, on sent le souffle indompté du chant dionysiaque.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l ne s’agit plus de          jazz selon les critères académiques que l’Occident          s’efforce d’appliquer pour mieux juguler et castrer cette          inextinguible force tellurique qui est une expression vitale reçue          du cosmos.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">T</span>oute musique qui ne porte          pas en elle cette force n’est qu’amusement au plus grand contentement          du pouvoir en place qui a en horreur ce panthéisme joyeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">M</span>ieux vaut Thanatos qu’Eros          aux yeux des puissants qui règnent.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S</span>i votre philosophie est celle          de Diogène c’est-à-dire contre toutes les sujétions,          alors en ce qui concerne la musique, mettez-vous en osmose avec ceux des          musiciens qui sont des créateurs et des rebelles par la même          envolée.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>es musiques que nous évoquons          sont difficiles et leur écoute, du fait que nos oreilles subissent          un constant barbouillage radiophonique dégradant, doivent exercer          un effort d’ouverture comme celui qui est nécessaire pour          découvrir un trésor profondément enfoui.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">O</span>n parle avec mépris          des primitifs dont on n’écoute jamais la musique avec attention,          comme si leur pureté nous écorchait les tympans et encore          mieux, on refuse aux créateurs qui traduisent ce monde musical          qui nous vient de la Terre, toute existence, tant ils dérangent.          Stockhausen, Messiaen, Miles Davis et tant d’autres ne sont jamais          sur les ondes comme s’ils étaient des fantômes effrayants          et itinérants.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>t pourtant avec ceux-là          se trouvent les codes de notre monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l faut, et nous le disons          impérativement, se décrasser l’oreille et l’enrichir.          Pour ce faire, écouter le dernier album réédité          de Miles Davis : « The Cellar Door Sessions », 1970, six CDs          enregistrés au club de Washington D.C. the Cellar Door du 16 au          19 décembre 1970 et sortis en fin 2005 avec. Miles y est accompagné          de Gary Bartz (soprano et alto sax), John McLaughlin (guitare), Keith          Jarrett (Fender Rhodes, piano électrique, orgue Fender électrique),          Michael Henderson (basse électrique), Jack DeJohnette (batterie)          et Airto Moreira (percussion).</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">M</span>iles est passé de          l’autre côté du Rubicon et est devenu messager d’une          musique cosmique, tellurienne, africaine et qui rompt totalement avec          les canons occidentaux. Ce n’est plus le Miles de « Kind of          Blue » mais un hougan nommé Sivad Selim.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>ne nouvelle musique dans          l’air du temps rock qui se veut être une variation circulaire          en tambour africain. Révolution et évolution a contrario          de tout le jazz du moment, des années 1970 jusqu&#8217;à aujourd’hui          et au-delà. A écouter en boucle et sans modération.          L’exercice sera hautement profitable et par bonheur au détriment          de toute cette purée que l’on vous propose sur les ondes          comme musique dite world.</p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div><p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://bananierbleu.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Premier essai : Miles électrique, the Unreconstructed</title>
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		<pubDate>Sat, 13 May 2006 19:50:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En          ces années 1968 – 1975, cruciales par leurs attendus musicaux          et leurs positions sociales révolutionnaires, Miles Davis va se          trouver comme un poisson dans l’eau du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>n          ces années 1968 – 1975, cruciales par leurs attendus musicaux          et leurs positions sociales révolutionnaires, Miles Davis va se          trouver comme un poisson dans l’eau du Mississipi ou de l’Hudson          pour mettre en harmonie son tempérament rebelle à ces nouveaux          courants.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>égoûté          du système régnant dans le circuit du jazz où on          se produit comme au cirque, Miles regarde ailleurs et particulièrement          vers le mouvement de la jeunesse américaine qui envoie aux orties          les anciennes et convenables attitudes musicales.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span>ttiré par le mouvement          culturel noir en éveil identitaire et le mouvement flower people          de la jeunesse blanche qui puise à tous bras dans le blues et la          musique populaire noire, Miles en comprend l’essence et se met au          parfum selon ses propres normes. Il se produira désormais en des          lieux où cette jeunesse construit ses propres cavernes de jouissance,          tels Fillmore East ou West, et donnera à ses albums un graphisme          psychédélique très relié aux drogues.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">M</span>iles se portera en avant          défiant tous les modes et imposant la sienne tel un Phoenix. Incompris          des noirs et des blancs il ira, imperturbable, sur ce chemin solitaire,          forçant la main à sa maison de disque Columbia, inventant          une musique autre par la forme et le fond. Une forme inédite sans          début ni fin aux découpages inattendus un fond qui mélange          électronique, rythmes forcenés d’inspiration africaine,          indienne aux recherches d’avant-garde de Stockhausen ou de Steve          Riley.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>ne musique au-delà          des musiques reconnues, un univers rebelle et ardent qui se veut à          lui seul un tout-disant de la musique noire, soit-elle comprise ou pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>u pur Miles ! Unreconstructed          !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e Concert de l’Isle          de Wight est le point de passage vers ce qui est pour Miles le Rubicon          vers l’électrique où Jimi Hendrix lui permettra de          donner à sa trompette une dimension hautement pop, celle de la          guitare électrique wawa. Un passeport vers un autre monde de liberté.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>’était le 29          Août 1970. Tout a basculé et Miles Davis est devenu Selim          Sivad.</p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div><p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://bananierbleu.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Tentative désespérée sur la pertinence du discours musical en Gwada : Jazz, musique, yes or not ? Essai n° 1.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 19:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Recréer          en jazz ce qui s’est fait ailleurs par exemple : aux Etats-Unis,          en métropole ou encore dans d’autres ailleurs musicaux, relève          d’une totale méconnaissance de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">R</span>ecréer          en jazz ce qui s’est fait ailleurs par exemple : aux Etats-Unis,          en métropole ou encore dans d’autres ailleurs musicaux, relève          d’une totale méconnaissance de ce que le jazz est par définition&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e jazz n’est pas une          recréation, même si cet aspect est martelé par le          pouvoir culturel officiel depuis plus d’un siècle et que          nous avons adopté cette vision récréative.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>’est d’abord une expression          première sur une situation vécue, quelle que soit la nature          des émotions ressenties, soient-elles douloureuses ou plaisantes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>ans les champs de coton, dans les maisons          de plantation, c’est la vie de tous les jours avec ses peines et          ses plaisirs qui étaient relatée par la voix ou le banjo.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e jazz ou le blues ne sont pas, comme          on a voulu nous le dire (cherchez qui est le on), que de la tristesse          ou de la nostalgie, mais uniquement des discours musicaux sur le quotidien          vécu qu’il soit plaisant ou cruel. C’est la vision          blanche et officielle qui a chosifié ces expressions pour les rendre          inoffensives et vides de sens rebelle ou social. Comme Miles le disait          sur le blues « it’s a whiteman thing », pour désamorcer          l’horreur du système esclavagiste.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span>lors si ici, en faisant du jazz on fait          le jazz des autres mêmes noirs, on en trahit l’esprit primordial          qui est de faire et de dire son truc tant par la forme que sur le fond.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>e plus quand tu parles de toi en mode          jazz (si tu veux), dis le avec plaisir et humour même si tu parles          de choses dures et terribles mais mets en finale l’ironie qui te          sauvera de l’amertume. Le « kip ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S</span>i encore mieux sur ton propre mode Gwo          Ka, biguine, ou tout autre mode que tu peux inventer, laisses, dis ce          qui vient de toi. Sois vrai et honnête, ne triches pas !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>rends exemple sur Gérard Lockel          qui, si tu écoutes bien, n’est pas que pratiquant d’un          seul mode le Gwoka mais tout d’abord un pratiquant de musique libre.          Ainsi laisse ton oreille être envahie par la pièce Toumblack          Mode N° 4 dans l’album Gwo Ka Modènn, en concert aux          Banlieues bleues à la Courneuve le 28 mars 1997.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>coutez à dit le Seigneur et vous          verrez la lumière !</p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div><p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://bananierbleu.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Un nouveau son datant de 1961</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Mar 2006 19:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce          qui est remarquable avec le jazz, c’est sa verdeur, qui se joue          du temps, en un mot son intemporalité. Hier, aujourd’hui,          demain, et alors, ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent"><img class="alignleft size-full wp-image-1433" title="blake-lee" src="http://bananierbleu.com/wp-content/uploads/2009/04/blake-lee.jpg" alt="blake-lee" width="144" height="162" />C</span>e          qui est remarquable avec le jazz, c’est sa verdeur, qui se joue          du temps, en un mot son intemporalité. Hier, aujourd’hui,          demain, et alors, ce qui compte et pas pour du beurre, c’est l’expression          et la créativité dans la praxis. Musique existentialiste          s’il en est, qui se moque du convenable ou du convenu. Une constante          remise en question de la forme et du fond ; le spectre est si large que          le fan de jazz a du mal à suivre la richesse et la diversité          des propositions d’autant plus que sorti du cadre purement afro-américain          le jazz est maintenant universel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>’est son esthétique          et son éthique qui s’imposent en une symbiose décapante          du fait de son tout-monde, comme dirait Edouard Glissant.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n exemple entre autres, et          il y en a à l’infini, ce couple musical atypique de Jeanne          Lee, chanteuse free et de Ran Blake, pianiste d’essence classique,          formé en cet hiver 1961 à New York City, composant un album          intitulé « The newest sound around ». Ce bijou qui          brise les paradigmes éculés du moment a du mal à          s’imposer et seuls quelques curieux de par le monde reconnaissent          une œuvre rare, dense et transcendante.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">R</span>an Blake qui de son poste          de Chairman du Third Stream Department du New England Conservatory, est          un familier des musiques d’avant-garde, genre Stockhausen ou John          Cage, aussi bien que du blues, des gospels et du jazz, va se mettre à          nu sur cette expérience hors du commun. Sont siennes des expériences          multiples d’expressions musicales dont entre autres celles de la          pure liberté d’improvisation sur des films de Chabrol ou          de Marguerite Duras, dont il assure la partie pianistique, comme on le          faisait au début du siècle sur les films muets. On le voit          ce mec c’est pas de la tarte. Homme de toutes les rencontres ! Mélange          des genres et audace tous azimuts dans ses impro-solis, où sur          un thème connu, il fait arriver Ravel, du jazz, et se permet une          touche mineure chinoise laissant notre esprit vagabonder sur le son du          monde. Ici comme accompagnateur mais plutôt comme intelligence supérieure          de raffinement harmonique il se lie et se met en communion avec Jeanne          Lee.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n timbre, un son placé          très bas, une voix pleine de douceur et de sensualité telles          sont les atouts de cette chanteuse dont l’attirance pour des musiques          nouvelles dites free est indéniable, mais renvoyant immanquablement          aux grandes du blues, toujours les nécessaires maternelles qui          pansaient les affres du ghetto pour des paumés de la vie, telles          Bessie Smith ou Ma Rainey. Hier, aujourd’hui et demain, tel est          le spectre du chant Lee.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">R</span>espectueux tous deux des          traditions mais étourdis par les éclairs musicaux fugaces          et perçants du moment, enivrés par les parfums sonores de          ces années 1960 où l’imagination, la révolte          se devinent dans les temps à venir. Les Etats-Unis sont en ébullition          et la société va dire autre chose sur elle-même, ainsi          alors cet autre discours qui sortira de la collaboration de ces deux artistes.          Un masculin plus un féminin, un blanc plus une noire, le froid          des accords glacés et la chaleur de la voix, le monophonique et          le polyphonique. La différence et l’ensemble ! Tout en un          seul !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>ne rencontre extraordinaire          au sens littéral du terme qui, sur des standards connus, donne          une vision nouvelle, extrayant de ces matériaux des beautés          auxquelles nous étions sourds et aveugles, en 1961.Toujours et          constamment étrangers au nouveau paradigme .Quelle douleur muette          est celle des créateurs !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>n 1979, dix-huit ans après,          soit une génération, une nouvelle sortie de ce disque mettra          en lumière le génie de ces deux interprètes. Enfin          !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">J</span>eanne Lee with Ran Blake          at the piano: The newest sound around BMG 74321221122.</p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div><p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://bananierbleu.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Chaltouné, limyè a neg mawon</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2005 00:12:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Joséphine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ut musica poesis]]></category>
		<category><![CDATA[gigs]]></category>
		<category><![CDATA[Guadeloupe]]></category>
		<category><![CDATA[gwoka]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Christian Laviso</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà déjà          quelques temps que les rythmes traditionnels guadeloupéens semblent          être un des centres d’intérêt sinon le centre          d’intérêt de beaucoup de musiciens de jazz, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_230" class="wp-caption alignleft" style="width: 360px"><a href="http://bananierbleu.com/wp-content/uploads/2009/03/img_0029.jpg"><img class="size-full wp-image-230" title="img_0029" src="http://bananierbleu.com/wp-content/uploads/2009/03/img_0029.jpg" alt="Christian Laviso" width="350" height="233" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Laviso</p></div>
<p style="text-align: justify;">V<span class="texte1">oilà déjà          quelques temps que les rythmes traditionnels guadeloupéens semblent          être un des centres d’intérêt sinon le centre          d’intérêt de beaucoup de musiciens de jazz, et pas          des moindres. Besoin d’exotisme ou réel engouement pour la          musique des Ka, le temps nous le dira. David Murray lui n’en est          pas à sa première expérience en la matière,          et en compagnie des « Gwo Ka masters » c’est plutôt          une affaire qui marche. De même les collaborations certes sporadiques          de Kenny Garrett avec Christian Laviso témoignent d’un intérêt,          ou tout au moins d’une curiosité de l’américain          pour le jeu si particulier du guadeloupéen. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">A</span><span class="texte1">vec          « Chaltouné, Limyè a neg mawon», Christian Laviso          nous livre un nouvel opus où on le retrouve en trio, histoire peut-être          de revenir à un discours plus essentiel, mais surtout, formule          qu’il privilégie depuis quelques mois. Trio donc composé          de Christian Laviso, guitare, basse, bugle (oui, oui), Sonny Troupé,          batterie, Aldo Middleton, ka, congas, percussions. S’y adjoignent          pour l’occasion Jonathan Jurion, claviers, Jean-Pierre Silver et          Yves Tholle, boula, ainsi que les voix de Lucile Kancel et de Patrice          Hulman.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span><span class="texte1">ès les premiers          thèmes, on retrouve bien sur avec bonheur le jeu incisif et percutant          de Laviso ici magnifié par les frappes incandescentes de Sonny          Troupé. Ils nous emmènent tous deux sur les traces d’un          « marronnage », musical celui-là, où le guitariste          retrouve à la fois l’urgence et la gravité de cette          course qui menait, mais doit-on encore le rappeler, l’esclave épris          de liberté à fuir jusqu’au retranchement dans la forêt.          Christian Laviso pose le son de sa guitare sur un foisonnement rythmique          des Ka et de la batterie, qui nous rappelle sans cesse qu’elle n’est          pas bien loin. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span><span class="texte1">ar moments le rythme          s’apaise et les voix se font entendre. « San mélé          », « Le premier jour » (Jonathan Jurion y fait une apparition          honorable), nous redisent avec sensibilité ce que nous devons à          notre histoire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span><span class="texte1">ans la dizaine de          morceaux que nous propose cet album on retrouve quelques morceaux présents          dans des réalisations précédentes, que ce soit avec          Simen Kontra ou avec Horizon. Parmi eux citons « Nikol » et          « Neg mawon » dont on peut cependant interroger la pertinence          du traitement de la matière vocale, (un peu trop zouk), et ce qu’elle          apporte réellement en terme de musicalité (sur « Nikol          » plus particulièrement). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span><span class="texte1">’album recèle          néanmoins de belles perles comme le magnifique « Swing infernal          » qui aurait pu s’appeler aussi « Groove infernal »          tant l’efficacité du thème fonctionne entre les voix          et la guitare. Guitare dont le son vire franchement au hard rock dans          ce morceau, mais avec la même lucidité et la même présence          presque obsédante qui signe le travail de Christian Laviso.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span><span class="texte1">n album tout en puissance          donc. Mais une puissance gagnée sur l’efficacité du          discours et sur la force évocatrice. A mettre entre les mains de          ceux qui douteraient encore de la valeur jazzistique de la musique des          Ka.</span></p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div><p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save"><img src="http://bananierbleu.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>En musique comme en tout : sens et plaisir vont de pair</title>
		<link>http://bananierbleu.com/1440/en-musique-comme-en-tout-sens-et-plaisir-vont-de-pair/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2005 22:25:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un          peu de morale esthétique ou mieux que l’esthétique          et l’éthique forment ici en musique un couple d’amants          à leurs proies musicales acharnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles avenues emprunter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n          peu de morale esthétique ou mieux que l’esthétique          et l’éthique forment ici en musique un couple d’amants          à leurs proies musicales acharnés.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>uelles avenues emprunter          si le terrain musical ici est pourri et bouffi, bouffé par le commercial          et la complaisance ?<br />
Quelle œuvre résiste au temps même une simple année          ? Quelques mois et puis au revoir, plus &#8211; adieu.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>omme elle est conçue,          faite n’est qu’un fade discours sans queue ni tête bien          souvent formaté pour le profit.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">T</span>oute musique est bonne et          nous disons que tout vaut s’il y a un sens et que l’on a du          plaisir à l’entendre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S</span>tyle, genre, tout cela sont          des freins pour juger ; rien ne pourra jamais effacer la sincérité          du discours même celle d’un joueur de triangle improvisant          à l’envie, sachant où il va.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>’est ainsi que les          discours deviennent des brûlots lancés contre l’enfermement          de notre esthétique convenue et conforme et il s’agit alors          de tous les conformismes culturels.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>remier impératif          que la vision soit collective car la musique, surtout de jazz, c’est          ensemble qu’elle est faite.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">T</span>ous les grands groupes ont          réalisé d’abord cette union : tous unis en un seul          corps.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S</span>econd et impératif          suprême, que l’imagination et la liberté soient au          pouvoir. Qualités indispensables pour toute évolution et          expression originale.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">S</span>’affranchir de la          contingence socio-économique qui mène à l’envie          et aux chimères débilitantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>couter tout et tous sans          arrêt et avoir une curiosité inextinguible pour tout ce qui          est différent et nouveau.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>our clore le tout, chercher          son son, le son, c’est la carte d’identité indispensable          pour un musicien car c’est à son son qu’on le reconnaîtra.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">B</span>ien sur, absolument nécessaire,          connaître son instrument sur le bout des doigts même si c’est          un triangle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>our en finir avec tout cela          il faut comprendre que c’est le point de non retour et que si on          ne le fait pas on ne va nulle part.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>uand on aura ce bagage,          il sera temps de dire la musique d’une façon créative          et non récitative ou imitative. Le plaisir, enfin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>elui de choisir entre les          notes celles qui conviennent et de ne pas toutes les dire et surtout de          dire une histoire qui parle aux oreilles les siennes et à celles          des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>ne référence          médiatique, celle de Manu Katché dans le show pour choisir          la nouvelle star qui joue sur l’exigence et se refuse à laisser          passer le non-musical même si notre système veut formater          pour le plus grand nombre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">V</span>oila l’idée          : parier sur ce qui accroche le plaisir et non sur ce qui est accrocheur          sur le non-sens.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>onner du sens et du plaisir          c’est le devoir du musicien.</p>

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		<title>La culture indigente et indigeste</title>
		<link>http://bananierbleu.com/1443/la-culture-indigente-et-indigeste/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2005 22:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Michaux-Vignes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abracadabra in Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il          semblerait que nous sommes affectés d’un mal profond en ce          qui concerne la référence culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait le comprendre          à travers les péripéties de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l          semblerait que nous sommes affectés d’un mal profond en ce          qui concerne la référence culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">O</span>n pourrait le comprendre          à travers les péripéties de notre histoire culturelle          partagée entre l’aliénation que secrète le          système colonial et l’authenticité identitaire. Naître          et vivre vrai dans cet environnement culturel, requiert une lucidité          sans faille vis à vis de ce qu’on acquiert du monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>ette démarche individuelle          est mise à mal par l’enfermement au discours réducteur          de la société opérant sans distinction son pouvoir          dominateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>’est ou bien la soumission          au modèle régnant ou bien la marginalisation destructrice          du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>ans ce cadre, faire émerger          une pensée culturelle libre et ouverte relève de la gageure          et peu de nos citoyens y arrivent. Il est plus facile d’être          conformiste que libre et de fait rebelle au consensus officiel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">N</span>otre société          actuelle, qui aurait pourtant la possibilité de se faire une tête          bien faite au lieu d’une tête bien pleine, se soucie peu de          ce défi.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>éfi qui, pour un          pays où la loi et l’ordre dominent, est primordial pour assurer          une pensée libre et non conforme aux normes prescrites. Nous parlons          ici culture et donc de la critique, de la vision, de l’analyse et          du jugement qui reposent sur des critères esthétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l faut reconnaître          qu’à ce jour et pour plusieurs générations          actuelles il y a une grande difficulté à trier le grain          de l’ivraie. Cela conduit à une erreur de jugement sur la          qualité des produits culturels, que ce soit en musique, théâtre,          danse ou littérature.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>u fait de notre production          locale réduite tant au niveau des acteurs que des consommateurs          nous nous trouvons en difficulté de relation avec les œuvres          car nous absorbons le tout sans discernement. Cette problématique          de la consommation culturelle se révèle au plus haut point          réductrice au niveau qualitatif et au niveau quantitatif.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>n musique par exemple, il          nous est proposé, et nous l’acceptons sans discernement,          des concerts d’artistes peu représentatifs, et qui sont secondaires          par rapport à ce qu’il faudrait à un public peu connaisseur          et qui aspire à une pédagogie de l’art.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>n mélange hétéroclite          ne peut satisfaire, et si au marché on peut ajouter un agouba pour          faire le poids ou le bouquet, en matière de musique c’est          la catastrophe. Ainsi tel spectacle où l’excellence de la          première partie se mesurait à l’indigence ou la facilité          de la seconde provoquant un discret départ des amateurs avertis.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">T</span>ant va la cruche à          l’eau qu’à la fin elle se casse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">T</span>el concert récent          d’un guitariste virtuose faisait salle comble mais était          très loin de combler notre attente musicale car il ne s’agissait          que d’un récitant de formules. Comme le disait lapidairement          Lester Young à Joe Jones batteur opulent techniquement, “Lady          Jones, you are playing a lot of notes but what is your story”. Eh          oui ? Que dis-tu ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e public rassasié          de ces formules se trouve comme au prisunic devant un étalage où          tous les produits sont formatés mais peu disant culturellement.          Si on souhaite lui montrer la qualité ce n’est pas ainsi          qu’on en prend le chemin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>ue les entreprises privées,          et Dieu sait qu’il y a pléthore hétéroclite          sur le marché, jouent leurs billes, on ne peut rien critiquer car          après tout, c’est leur fric même si leur démarche          ne procède pas d’une valorisation des esprits.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">M</span>ais quand il s’agit          des entités qui relèvent des fonds culturels publics dont          le cahier des charges est culturellement bien défini, on ne peut          que dire non et stop à vendre la culture comme de la marchandise.          Pour cela il y a des marchés publics.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>ar les fonds en question          appartiennent aux citoyens qui, compte tenu de notre histoire inachevée,          méritent une démarche pédagogique et une qualité          artistique valorisante. Il serait temps que les décideurs culturels          de nos entités collectives se refusent à aider ce qui n’est          que pur commerce aux dépens des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>ue se fasse ce qui ne dépend          pas de l’argent public, donc l’entreprise privée, pour          que ce dévoiement et cette fraude culturelle cesse et que ces lieux          culturels existants soient à la hauteur de leurs rôles.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l serait fastidieux d’énumérer          les erreurs et les escroqueries culturelles que nous avons vécues          de puis des décennies ici et là aux centres culturels. Et          que l’on ne nous dise pas que le public était satisfait.          C’est trop facile et flatter les goûts non achevés          du public, c’est donner raison à ceux qui se sentent responsables          d’eux comme des consommateurs béats et corvéables          à merci. La médiocrité est toujours réductrice          alors que la qualité est toujours productrice du bon goût          car laissée libre de juger.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>our l’art, la loi          de la majorité est un artifice dangereux, car au fond il implique          le mépris de l’autre qui ne saurait penser par lui-même.          Il est temps de chasser les marchands du temple et Dieu sait qu’il          y en a, charlatans en plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>t pourquoi le choix d’une          culture intelligente et digeste devrait céder le pas à une          culture indigente et indigeste ? Il n’y a pas de raison !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l y a certains concerts,          festivals et spectacles qui sont un crime contre la Guadeloupe. Et ce          qui est terrible c’est que l’argent public y a contribué.          Horreur !</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">Q</span>uand on fait le tour des          institutions culturelles, médiathèques, centres culturels          qui devraient dispenser la qualité, il est décevant de voir          la faible qualité des spectacles publics à croire que toutes          les graines semées n’ont pas produit de fruits savoureux.          Une salle de spectacle culturelle ne doit pas se réclamer du principe          d’une marchandise à vendre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l y a une dichotomie entre          ce qui est offert gratuitement par les collectivités dont c’est          la mission et ce qui est proposé par les lieux de spectacles subventionnés.          A croire qu’il y a un cocu et un tricheur. Il y a comme un défaut          d’adéquation et il y a longtemps que cela dure.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">L</span>e Centre des Arts suit une          courbe de plus et une autre de moins, un coup superbe et un coup raté          ; ça n’arrange pas la moyenne. L’Artchipel tire son          épingle du jeu, mais souffre de l’exiguïté de          sa salle et de sa distance par rapport au bassin de population principal.          Les nouvelles salles, le Moule, le Lamentin, ont de l’ambition mais          pas encore assez de moyens. Les festivals eux, sont fait de plus et de          moins, et les programmes sont souvent incohérents et peu attrayants          considérées la richesse culturelle disponible de la Caraïbe          et de l’Amérique du Nord et du Sud.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">P</span>ar exemple quelle était          la dernière proposition brésilienne, quelle que soit la          discipline?</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">E</span>t pourtant ? L’Amérique          du Nord, l’Europe, l’Afrique, l’Asie fourmillent d’artistes          dont la qualité ouvrirait nos esprits car ils sont dans la même          donne socio-historique que le nôtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">C</span>oncordance et Alternance          sont les cordes de résonance dont il faut jouer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">U</span>ne étiquette ne suffit          pas il faut que la matière soit riche. Faire appel aux artistes          locaux est plus que nécessaire mais la prise en main doit être          réconfortante et respectueuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">F</span>aire venir à grand          frais un artiste même célèbre plus de trois fois est          une aberration comme celle de la grenouille qui veut être plus grosse          que le bœuf.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">I</span>l y a tant d’artistes          d’ailleurs qui correspondraient aux recherches non encore accouchées          de nos artistes. Séminaires, résidences, séjours          culturels peaufineraient la sensibilité artistique de nos auteurs          curieux et qui se sentent hors-courant.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="apparent">D</span>es assises de la culture          dispensée sont à l’ordre du jour. Le rôle des          médias est hyper important.</p>

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